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Ainsi se termine, avec sa section s’étendant jusqu’à la fin des temps, le poème le plus éminent, vénéré de Brahmā, connu sous le nom de Rāmāyaṇa, œuvre de Vālmīki.

 À ce moment-là, Viṣṇu se retrouvera au sein du monde céleste, comme avant, contenant la totalité du Triple Monde, avec les créatures mobiles et immobiles. Dans leurs séjours célestes, les dieux avec les gandharva, les siddha, et les ṛṣi suprêmes écoutent toujours avec plaisir ce poème de la geste de Ramā. Le sage doit s’appliquer à faire réciter dans les rites ancestraux ce poème digne des Veda, dont l’audition assure une longue vie, un heureux destin et efface les péchés. Celui qui récitera ne fût-ce qu’un seul quart des vers de ce poème engendrera un fils s’il n’en a pas encore, obtiendra de l’argent s’il en est démuni, sera délivré de ses fautes s’il en a commis. La récitation d’un seul vers de ce poème suffit à laver de ses fautes même celui qui en commet chaque jour. Celui qui récite ce poème doit être rétribué en dons de vêtements, de vaches et d’or, car la satisfaction du récitant vaut satisfaction de tous les dieux. Celui qui récite le Rāmāyaṇa, ce poème qui assure une longue vie, jouit d’une grande estime en ce monde et après sa mort, avec ses fils et ses petits-fils. Celui qui fait réciter avec recueillement ce poème, à l’heure où l’on trait les vaches, au milieu du jour ou dans l’après-midi, vers la tombée de la nuit, est préservé de l’erreur. La charmante cité d’Ayodhyā, après être restée déserte pendant de nombreuses années, sera de nouveau peuplée lorsque le dénommé Ṛṣabha en deviendra roi. Brahmā en personne a approuvé ce poème qui assure une longue vie, œuvre du fils de Pracetas, avec son dernier livre qui couvre jusqu’à la fin des temps.

 

Le Rāmāyaṇa de Vālmīki, CXI,

Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1999,

pp.1433-1434.

 

 

 

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