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Posts Tagged ‘humanité’

Ni le repos, ni la conscience. Ni la vie, ni la mort. Seulement une apparence. La femme, l’ami, l’enfant ne sont plus la femme, l’ami, l’enfant. Ne sont plus femme, ni homme, ni enfant. La contamination menace à chaque instant. Il est improbable que l’on puisse longtemps y échapper. La vie n’est qu’une question de secondes. La pensée, les valeurs vacillent, chutent, agonisent. Il n’y a pas de survivants. Le chacun pour soi – cette guêpe première – domine. Son exercice sauve, pour un temps. Toute humanité fond. En quelques jours, quelques semaines, quelques mois tout au plus. Je suis, encore un peu, parce que tu n’es plus là.

On évolue sans raison en attendant de pouvoir ingérer ce qui semble pouvoir l’être. Que sommes-nous, derrière le voile de la civilisation? Une fois, qu’il s’est déchiré ?

De la viande qui marche. Une souffrance qui s’efforce de demeurer éveillée, qui cherche à esquiver l’inévitable métamorphose. L’on trimbale son barda. Armes & bagages. Pour s’efforcer de vivre au-delà du survivre – ô le luxe des batailles, jamais victoires, remportées. Ô l’abjecte géométrie de l’inégalité : la masse contre les seuls.

La zombification, c’est le démocratisme, l’égalitarisme, généralisés. Plus aucun désir singulier, mais une unique préoccupation : dévorer de la chair vivante. La foule, toujours partout, lente et stupide, animée d’une unique pulsion. Force de destruction sans limite, insensée. Du bruit, là : et c’est vers cet endroit que l’on se dirige.

Ne voit-on pas ce qui se révèle dans ce miroir où n’apparaît que pure pulsion de consommation ? Où plus aucun visage ne signale intelligence, nuance, imagination ou désir?

 

 

© Christophe Van Rossom, Armes & bagages, à paraître.

 

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« (Pour la guerre civile.)

Le canon tonne, les membres volent… des gémissements de victimes et des hurlements de sacrificateurs se font entendre… C’est l’Humanité qui cherche le bonheur… »

Charles Baudelaire

 

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« Ceux qui ont parlé latin en se servant correctement du vocabulaire n’ont pas voulu qu’humanitas soit ce qu’on pense couramment, appelé en grec φιλανθρωπια, qui indique une sorte d’affabilité et de bienveillance envers tous les hommes indistinctement, mais ils ont appelé humanitas à peu près ce que les Grecs nomment παιδεια, que nous disons nous « instruction et formation aux belles lettres ». Ceux qui le désirent et le recherchent sans affectation sont bien les plus humains. En effet, le souci et l’enseignement de cette science n’appartiennent qu’à l’homme, seul entre tous les êtres vivants, c’est pourquoi elle a été appelée humanité (humanitas). »

Aulu-Gelle

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