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Posts Tagged ‘Les Renards pâles’

« Nous ne respectons rien de ce qui fait barrage à la poésie. Et nous rions de ceux qui pensent qu’elle est un luxe. La déflagration qu’avec patience nous attendons, et qui seule à nos yeux est digne de troubler l’ordre du monde, ne se déclenche qu’avec la poésie : un détail agissant soudain sur des milliers d’esprits vivants illumine par ses prolongements jusqu’au monde des morts, c’est lui qui allume la mèche. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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« On dit que le monde est hanté? Non : il revient, et ce retour incessant transporte avec lui des noms. Réveiller les noms des morts est déjà une déclaration de guerre. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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« Lorsque vous portez en vous un désert, vous cherchez une transparence capable d’en effacer la rudesse : vous allez vers l’eau. L’univers ne vous sera jamais familier ; un vent froid soufflera toujours, pour les nantis aussi bien que pour les offensés, et ce vent oblige à lutter : il n’y a pas de répit, pas de maison, pas d’origine ; il n’y a que la lutte – c’est-à-dire la parole. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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« Le monde n’est pas complètement asservi. Nous ne sommes pas encore vaincus. Il reste un intervalle, et, depuis cet intervalle, tout est possible. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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« Un livre relève à mes yeux de la chance ; s’il s’en trouve un sur votre chemin, comme il m’est arrivé avec Beckett, Rousseau ou cette brochure de Marx, c’est que quelque chose en lui se tient en réserve, et vous est destiné ; les livres font partie du jeu, comme les inscriptions, comme les rencontres : en vous incorporant leurs phrases, vous poursuivez votre métamorphose. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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« La dernière des solitudes est, en un sens, l’autre nom de l’amour : l’univers s’y brûle.

Alors non, je n’étais pas abandonné ; au contraire, j’avais de la chance : j’avais ma solitude. Un tel écart sera bientôt en voie de disparition – aussi rare que le léopard des neiges : à une époque qui est parvenue à réduire chaque désir en lui fixant un prix, la solitude est encore en liberté. »

Yannick Haenel,

Les Renards pâles (2013)

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