« Le monde n’est pas complètement asservi. Nous ne sommes pas encore vaincus. Il reste un intervalle, et, depuis cet intervalle, tout est possible. »
Yannick Haenel,
Les Renards pâles (2013)
Posted in Arsenal, tagged Les Renards pâles, Yannick Haenel on 29 septembre 2013| Leave a Comment »
« Le monde n’est pas complètement asservi. Nous ne sommes pas encore vaincus. Il reste un intervalle, et, depuis cet intervalle, tout est possible. »
Yannick Haenel,
Les Renards pâles (2013)
Posted in Arsenal, tagged Les Renards pâles, Yannick Haenel on 29 septembre 2013| Leave a Comment »
« La dernière des solitudes est, en un sens, l’autre nom de l’amour : l’univers s’y brûle.
Alors non, je n’étais pas abandonné ; au contraire, j’avais de la chance : j’avais ma solitude. Un tel écart sera bientôt en voie de disparition – aussi rare que le léopard des neiges : à une époque qui est parvenue à réduire chaque désir en lui fixant un prix, la solitude est encore en liberté. »
Yannick Haenel,
Les Renards pâles (2013)
Posted in Arsenal, tagged Dominique Rolin on 29 septembre 2013| Leave a Comment »
« Les chiffres ne nous ont jamais intéressés, Jim et moi. Nous avons su dès le départ, il y a quarante siècles, qu’il fallait se méfier de ces bestioles rusées, trompeuses, et souvent d’un rigorisme malfaisant.
Nous nous fions aux battements d’une horloge qui serait sidérale. Pas de cadran, pas d’aiguilles, pas de remontoir. Les heures tournent d’elles-mêmes sans avoir besoin de nous qui les avons pourtant inventées. »
Dominique Rolin
Posted in Arsenal, tagged Gerard Manley Hopkins on 29 septembre 2013| Leave a Comment »
Beauté piolée
Gloire à Dieu pour les choses bariolées,
Pour les cieux de tons jumelés comme les vaches tavelées,
Pour les roses grains de beauté mouchetant la truite qui nage ;
Les ailes des pinsons ; les frais charbons ardents des marrons chus ; les paysages
Morcelés, marquetés – friches, labours, pacages ;
Et les métiers : leur attirail, leur appareil, leur fourniment.
Toute chose insolite, hybride, rare, étrange,
Ou moirée, madrurée (mais qui dira comment?)
De lent-rapide, d’ombreux-clair, de doux-amer,
Tout jaillit de Celui dont la beauté ne change :
Louange au Père !
(Traduction de Pierre Leyris)
Posted in Arsenal, tagged Eric Brogniet on 18 septembre 2013| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, Théâtre, tagged Marcel Moreau on 18 septembre 2013| Leave a Comment »
« Quand le corps n’a pas la parole, c’est une mécanique. Quand il l’a, c’est une civilisation. »
Marcel Moreau
Posted in Arsenal, tagged Aristote on 14 septembre 2013| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, tagged Cristina Campo on 14 septembre 2013| Leave a Comment »
« Quand tu verras la terre et le ciel s’obscurcir, plonge les mains dans l’eau. »
Cristina Campo
Posted in Arsenal, tagged Friedrich Schlegel on 10 septembre 2013| Leave a Comment »
« Un homme vraiment libre et cultivé, devrait pouvoir s’accorder comme on accorde un instrument et se mettre à son gré, au diapason de la philosophie, ou de la philologie, du critique ou du poétique, de l’historique ou du rhétorique, de l’antique ou du moderne et cela en tout temps et en toute tonalité. »
Friedrich Schlegel,
Fragments critiques, § 56
Posted in Arsenal, tagged Philippe Sollers, Une curieuse solitude on 4 septembre 2013| Leave a Comment »
« L’aube s’organisait au fond d’un paysage de toits et de feuillages. Ce n’était plus un de ces moments de débordement que j’avais si bien connus autrefois et qui, pour un temps court, me guérissait de l’habitude ; ce n’était pas non plus la résignation que j’avais haïe, bien au contraire, mais cet autre sentiment qui se dégageait, fragile peut-être et provisoire, d’être aussi loin que possible de l’agitation et du manège du monde. J’écris ceci qui peut paraître ridicule : je me sentais sauvé. Et il y avait peut-être dans cette certitude qui soudain m’avait envahi (certitude d’être inaccessible), une joie telle que j’avais la nette sensation d’avoir trouvé ma voie, je veux dire cette sensation de ne plus vivre honteusement raccroché à quelque tromperie. Et alors sentant que j’allais pouvoir travailler, la vie me paraissait inappréciable, qui me permettait d’observer, d’éprouver, de comparer ses réactions si différentes mais où je n’entrais plus moi-même, comme si je m’étais retiré du jeu pour voir les derniers effets. En attendant pire. »
Philippe Sollers
Une curieuse solitude (1958)