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Archive for septembre 2013

Moins de trois pourcents des Belges font encore confiance aux Banques, mais 10000 d’entre eux au moins – et ce n’est là qu’une estimation des plus basses – se disent prêts à envahir le tarmac de l’aéroport de Zaventem afin de « hurler » leurs encouragements aux Diables rouges à l’occasion de leur départ pour la Croatie, cependant qu’une chorégraphe prépare la danse officielle de nos supporters. Sont-ce les mêmes?

S’ils se qualifient, « nos » Diables se rendront au Brésil afin de disputer la Coupe du monde de football, alors que, dans les rues, le peuple a manifesté et manifeste encore pour dire son hostilité à l’organisation pharaonique d’un tel événement. Ils préféreraient des écoles, des hôpitaux, des transports publics et des villes plus habitables.

J’enseigne l’histoire du Spectacle. Notre monde en est l’aboutissement terrifiant. La Grèce n’est, depuis longtemps, plus qu’une province romaine de second ordre. En attendant qu’un nouvel édit de Thessalonique en appelle à fermer le Portique, l’Académie, le Lycée, le Jardin et encourage l’incendie des bibliothèques et la persécution des lettrés, « déments et insensés », qui se refuseront à la conversion au nouvel ordre universel.

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Ainsi se termine, avec sa section s’étendant jusqu’à la fin des temps, le poème le plus éminent, vénéré de Brahmā, connu sous le nom de Rāmāyaṇa, œuvre de Vālmīki.

 À ce moment-là, Viṣṇu se retrouvera au sein du monde céleste, comme avant, contenant la totalité du Triple Monde, avec les créatures mobiles et immobiles. Dans leurs séjours célestes, les dieux avec les gandharva, les siddha, et les ṛṣi suprêmes écoutent toujours avec plaisir ce poème de la geste de Ramā. Le sage doit s’appliquer à faire réciter dans les rites ancestraux ce poème digne des Veda, dont l’audition assure une longue vie, un heureux destin et efface les péchés. Celui qui récitera ne fût-ce qu’un seul quart des vers de ce poème engendrera un fils s’il n’en a pas encore, obtiendra de l’argent s’il en est démuni, sera délivré de ses fautes s’il en a commis. La récitation d’un seul vers de ce poème suffit à laver de ses fautes même celui qui en commet chaque jour. Celui qui récite ce poème doit être rétribué en dons de vêtements, de vaches et d’or, car la satisfaction du récitant vaut satisfaction de tous les dieux. Celui qui récite le Rāmāyaṇa, ce poème qui assure une longue vie, jouit d’une grande estime en ce monde et après sa mort, avec ses fils et ses petits-fils. Celui qui fait réciter avec recueillement ce poème, à l’heure où l’on trait les vaches, au milieu du jour ou dans l’après-midi, vers la tombée de la nuit, est préservé de l’erreur. La charmante cité d’Ayodhyā, après être restée déserte pendant de nombreuses années, sera de nouveau peuplée lorsque le dénommé Ṛṣabha en deviendra roi. Brahmā en personne a approuvé ce poème qui assure une longue vie, œuvre du fils de Pracetas, avec son dernier livre qui couvre jusqu’à la fin des temps.

 

Le Rāmāyaṇa de Vālmīki, CXI,

Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1999,

pp.1433-1434.

 

 

 

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« L’apparition est l’antidote de l’apparent »

Éric Brogniet

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On ne peut désenvoûter de façon collective. Qui cherche à quitter la magie qui le lie à de basses puissances, doit désirer le désensorcellement. S’il n’agit pas en ce sens, nul thaumaturge n’est à même de le sauver.

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« Quand le corps n’a pas la parole, c’est une mécanique. Quand il l’a, c’est une civilisation. »

Marcel Moreau

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Qu’on le croisât dans la rue ou qu’on s’approchât de lui, ce qui frappait dans la personne de Louis-René des Forêts, c’était l’acuité de son regard. Je ne parlerai pas de son silence, tant il aimait les anecdotes, sans pour autant jamais rien perdre de sa réserve, même quand il était en confiance. Il s’exprimait lentement, cherchant, contrairement au bavard, selon Kleist, à ne rien énoncer qu’il n’ait au préalable pensé. Il évitait toute précipitation, se souciant plus de comprendre que de répliquer. Durant le dialogue, son regard ne déviait pas plus de l’interlocuteur qu’il ne se détourne de l’objectif, sur les photographies qu’on garde de lui. (suite…)

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Septembre 2001, les attentats du 11 reconfigurent à propos la géopolitique internationale.
Février 2011, Fukushima radicalise, nous explique-t-on, la conscience écologique mondiale. La société japonaise est la seule en réalité à réagir avec intelligence et dignité, sur le moment et au-delà. On ne mesure rien, mais l’on préconise abondamment. 
 
Entre ces deux dates et au-delà, les pseudo-printemps arabes font applaudir les imbéciles, Les « Indignés » imaginent s’indigner. Les donneurs de leçons de l’Empire du Bien s’en donnent à coeur joie. La confusion des valeurs, des ordres et des priorités triomphe.
 
La crise économique et financière occidentale achève de laminer la classe moyenne. La bourgeoisie active, réactive, pleine d’élan et d’allant, née dans quelques cités états de l’Italie à la fin du Moyen Âge, agonise. L’économie réelle n’est plus qu’un souvenir. L’hypermédiatique et le virtuel gouvernent.
 
Un développement démographique inepte dont seuls les Chinois (qui s’assurent de plus en plus la totale et tranquille maîtrise du globe) prennent la mesure, menace. (suite…)

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« Ô mes amis, il n’y a pas d’ami. »

Aristote

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« Quand tu verras la terre et le ciel s’obscurcir, plonge les mains dans l’eau. »

Cristina Campo

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Les livres ne sont pas faits pour rendre les gens dépendants plus dépendants encore, et encore moins pour fournir à bon compte une vie illusoire à ceux qui ne savent pas quoi faire de la leur. Les livres, au contraire, n’ont de valeur que s’ils mènent à la vie, que s’ils sont utiles au service de l’existence. Si elle n’éveille pas chez le lecteur une étincelle d’énergie, un soupçon de rajeunissement, un souffle de fraîcheur, toute heure passée à lire est une heure perdue. (…) Un bon livre doit donc avant tout susciter chez le lecteur le sentiment d’une concentration, d’une contraction et d’une intense simplification de choses enchevêtrées. Le moindre poème est déjà une simplification, un concentré d’émotions humaines, et si je n’ai pas la volonté de les partager, d’y prendre part attentivement, c’est que je suis un bien mauvais lecteur. Le tort que je cause ainsi à un poème ou à un roman peut me laisser de glace. Mais c’est surtout à moi-même que je porte préjudice par une mauvaise lecture. J’emploie mon temps à une activité inutile ; je mobilise ma vue et mon attention pour des choses qui ne m’importent pas et dont je sais à l’avance que j’aurai tôt fait de les oublier ; je me fatigue le cerveau avec des impressions qui ne me servent à rien et que je ne désire nullement assimiler. (…) (suite…)

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