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Posts Tagged ‘Chateaubriand’

« Mes maîtres sont :

Pour les motifs : L’Odyssée, Les Métamorphoses, L’Âne d’or, Les Mille et une Nuits, les Sagas d’Islande, Chrétien de Troyes, tout Saikaku, Le Rêve dans le pavillon rouge, tout Stendhal, Les Hauts de Hurlevent.

Pour l’implication : Gilgamesh et Enkidou, la Bible, Tchouang-tseu, Lucrèce, Virgile, Tacite, Sei Shônagon, Montaigne, Saint-Évremond, Tallemant, Nicole, Saint-Simon, Chateaubriand.

Pour le ton : César, Albucius, Paul, Tacite de nouveau, La Rochefoucauld, Massillon, tout Pou Song-ling, Rousseau, Chateaubriand de nouveau, Mme de Boigne, Hello, Colette, Bataille. »

Pascal Quignard

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Christophe Van Rossom s’entretiendra avec Philippe Berthier, à la faveur de la parution de sa biographie 

Stendhal : vivre, écrire, aimer.

 

« J’ai écrit les vies de plusieurs grands hommes : Mozart, Rossini, Michel-Ange, Léonard de Vinci. Ce fut le genre de travail qui m’amusa le plus. Je n’ai plus la patience de chercher des matériaux, de peser des témoignages contradictoires, etc. ; il me vient à l’idée d’écrire une vie dont je connais fort bien tous les incidents. Malheureusement, l’individu est bien inconnu : c’est moi. » Ainsi s’exprimait, en janvier 1831, un certain Henri Beyle, homme de lettres ayant adopté depuis une quinzaine d’années le pseudonyme étrange de Stendhal, semblant dissimuler au cœur d’une vallée allemande un léger effluve de scandale. En dépit de nombreux livres et essais variés déjà, il n’est guère remarqué. Seul Balzac, à la faveur d’un article, verra. Cette révolution de 1822, qui se nomme De l’Amour, est passée totalement inaperçue. Il est vrai qu’à la même époque on préfère adopter les postures lamartiniennes prescrites par les Méditations poétiques. (suite…)

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La Voix sans repos, de Jean-Paul Goux, Esprits Libres, Editions du Rocher, Monaco, 2002.


Il existe deux sortes d’écrivains : ceux qu’on ne lit guère qu’aujourd’hui et ceux qu’on lira dans longtemps encore. L’évidence est éclatante que Jean-Paul Goux appartient d’ores et déjà à la seconde de ces sphères. Une voix à nulle autre pareille nous y parle le langage qu’elle s’est inventée, au fil des livres, selon le rythme qu’y imprime sa si éblouissante syntaxe. « La voix n’est pas seulement une métaphore de la pulsion, elle est, comme le rythme dans l’œuvre écrite, entre corps et langage. La prose rencontre la voix, cette voix jamais ouïe qui est la voix de la prose. » Chacun des livres d’un écrivain de cette qualité est une fête, quelle qu’en soit la forme. Et s’il n’entend guère leur prêter d’importance réelle au regard du travail romanesque, ses livres de réflexion sur la littérature – un remarquable essai sur Julien Gracq, mais surtout sa Fabrique du Continu déjà – ne comptent pas pour peu. Car, si on veut bien les lire pour ce qu’ils sont aussi, sinon surtout, on se rend compte alors qu’ils constituent rien de moins que le laboratoire de sa pensée et de son art. (suite…)

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« Tandis que la tragédie rougissait les rues, la bergerie florissait au théâtre ; il n’était question que d’innocents pasteurs et de virginales pastourelles ; champs, ruisseaux, prairies, moutons, colombes, âge d’or sous le chaume, revivaient aux soupirs du pipeau devant les roucoulants Tircis et les naïves tricoteuses qui sortaient du spectacle de la guillotine. Si Sanson en avait eu le temps, il aurait joué le rôle de Colin, et Mademoiselle Théroigne de Méricourt celui de Babet. Les Conventionnels se piquaient d’être les plus bénins des hommes : bons pères, bons fils, bons maris, ils menaient promener les petits enfants ; ils leur servaient de nourrice ; ils pleuraient de tendresse à leurs simples jeux ; ils prenaient doucement dans leurs bras ces petits agneaux, afin de leur montrer le dada des charrettes qui conduisaient les victimes au supplice. Ils chantaient la nature, la paix, la pitié, la bienfaisance, la candeur, les vertus domestiques ; ces béats de philanthropie faisaient couper le cou à leurs voisins avec une extrême sensibilité, pour le plus grand bonheur de l’espèce humaine. »

Chateaubriand

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« Il faut être économe de son mépris, étant donné le nombre des nécessiteux. »

Chateaubriand

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