« Quand votre chat fait un cauchemar, c’est lui que je prie. »
Archive for the ‘Arsenal’ Category
Posted in Arsenal on 8 mars 2014| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, tagged Stèles, Victor Ségalen on 26 février 2014| Leave a Comment »
« Et le peuple des artisans terrestres accuse les célestes d’imposture et de nullité. »
Liberté de Venise
Posted in Arsenal, tagged Discours de la Servitude volontaire, Etienne de La Boétie, liberté, Vénitiens, Venise on 24 février 2014| Leave a Comment »
« Qui verrait les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus méchant d’entre eux ne voudrait pas être roi de tous, ainsi nés et nourris qu’ils ne reconnaissent point d’autre ambition sinon à qui mieux avisera et plus soigneusement prendra garde à entretenir la liberté, ainsi appris et faits dès le berceau qu’ils ne prendraient point tout le reste des félicités de la terre pour perdre le moindre de leur franchise ; qui aura vu, dis-je, ces personnages-là, et au partir de là s’en ira aux terres de celui que nous appelons Grand Seigneur, voyant là des gens qui ne veulent être nés que pour le servir et qui pour maintenir sa puissance abandonnent leur vie, penserait-il que ceux-là et les autres eussent un même naturel, ou plutôt s’il n’estimerait pas que, sortant d’une cité d’hommes, il est entré dans un parc de bêtes ? »
Étienne de la Boétie
Discours de la Servitude volontaire (1548)
Posted in Arsenal, tagged Mark Twain on 24 février 2014| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, tagged Charles Péguy, Homère on 23 février 2014| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, tagged Georges Bidault, Odette Felgine, Roger Caillois on 22 février 2014| Leave a Comment »
« La mission du professeur, vocation qui dégénère en métier, est si difficile à maintenir en dignité que la plupart abandonnent. Soit au-dedans, par lassitude et toute affection épuisée. Soit au-dehors, par la tentation ou la contrainte des circonstances. Parler à des hommes est beaucoup moins difficile que d’être écouté par des adolescents. Ils ont moins besoin d’affection (…). »
Pour saluer Annie Le Brun
Posted in Arsenal, tagged Annie Le Brun, éperdu, Le Fleuve Alphée, Roger Caillois on 14 février 2014| Leave a Comment »
« Il manque quelque chose à l’homme qui ne s’est jamais senti éperdu. »
Roger Caillois,
Le Fleuve Alphée (1978)
Posted in Arsenal, tagged Dante, Homère, Jean-Paul Michel on 9 février 2014| Leave a Comment »
« Surtout ne céder jamais à la petite sollicitation : si Dante est possible deux mille ans après Homère, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible deux mille ans après Dante. »
Jean-Paul Michel
Salut à Antoine Boutet & clin d’oeil à Sandrine Lopez
Posted in Arsenal, tagged Antoine Boutet, Jean-Marie Massou, Sandrine Lopez on 27 janvier 2014| Leave a Comment »
Posted in Arsenal, tagged ṛṣi, Ka, liṅga, Olympe, Roberto Calasso, Soma, Styx, Varuṇa, Wittgenstein on 7 janvier 2014| Leave a Comment »
« Le pacte originaire entre l’esprit et la matière fut paraphé sur les eaux. Les dieux de l’Olympe, eux aussi, ont la terreur de violer un serment fait sur les eaux du Styx. Il y a un lien éternel entre les eaux et la vérité. Mais pour quelle raison ce qui est fluide, toujours changeant, fuyant, devrait-il coïncider avec la précision inébranlable de la parole qui dit ce qui est ? Voilà le mystère de Varuṇa, son obscurité ultime, qui le rend plus ancien que tout autre dieu. Entre la parole et les eaux s’interpose un troisième élément, où toutes les deux se réunissent et se mêlent : la conscience, la sensation brute de qui est éveillé et sait qu’il est vivant. Cette sensation est plus stupéfiante que n’importe quelle merveille que l’œil puisse rencontrer. Sur ce point, les ṛṣi ne furent pas très différents de Wittgenstein : que le monde existe est bien plus stupéfiant que n’importe comment le monde existe.
Les eaux coulent et reflètent. D’une part : le temps. De l’autre : l’image, le simulacre, le fantasme mental. Ces liṅga opposés, ces « signes de reconnaissance » de la vie consciente, s’annoncent dans les eaux. Et seulement dans les eaux. Si le temps est souverain, et presque le modèle de toute souveraineté, les eaux de la conscience sont les premiers sujets qui peuvent le reconnaître. Même le pluriel – ce pourquoi on ne parle pas de l’eau mais des « eaux », depuis le début d’une multiplicité d’êtres féminins –, cela aussi correspond à un signe de reconnaissance de la conscience : le mouvement par lequel elle n’arrête pas de se ramifier, de pousser ses branches. En naviguant dans les eaux célestes, vagabond parmi ses amantes, Soma était au milieu des ondes le « voyant unique » : l’œil qui regarde l’étendue multiple de la veille dans laquelle il est immergé. »
Roberto Calasso,
Ka, XI (1996)