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Posts Tagged ‘Homère’

J’apprends, au lever, avec un vertige qui ne me quitte pas, que Yves Bonnefoy a rejoint hier l’énigme que tentent de déchiffrer les Bergers d’Arcadie. Il fut et restera un très haut maître et un ami depuis plus de vingt-cinq ans, avec qui j’eus l’immense chance de parler encore et que je pus ensuite écouter, très intense comme toujours, il y a quelques mois à la Maison de l’Amérique latine, à Paris. Nos conversations sont des lampes qui viennent soudain de toutes se rallumer au même instant.

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En collaboration avec la Librairie Tropismes,

Le 31 janvier 2015,


« Philippe Jaccottet, lecteur et traducteur »
Avec Sami Elhage, lecteur et libraire (Tropismes) ; Bart Vonck, poète et traducteur ; Gérald Purnelle, maître de conférences à L’Université de Liège ; Christophe Van Rossom, écrivain et critique.

11h30 : présentation générale par Sami Elhage
12h : Bart Vonck « Philippe Jaccottet, traducteur de Gongora : l’art de l’effacement »
Pause
14h30 : Gérald Purnelle « L’écriture du vers chez Philippe Jaccottet, poète et traducteur de L’Odyssée d’Homère »
Pause
16h : Christophe Van Rossom « Là où s’intensifie la lecture, croît aussi ce qui sauve » : Philippe Jaccottet, lecteur et traducteur de Friedrich Hölderlin

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« Homère est nouveau ce matin, et rien n’est peut-être aussi vieux que le journal d’aujourd’hui. »
Charles Péguy

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« Surtout ne céder jamais à la petite sollicitation : si Dante est possible deux mille ans après Homère, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible deux mille ans après Dante. »

Jean-Paul Michel

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Christophe Van Rossom s’entretiendra

avec Jean-Paul Michel

à la faveur de la parution du volume

Écrits sur la poésie (1981-2012)

Jean-Paul Michel, vu par Guillaume Bonnaud & Sud-Ouest Dimanche 

Jean-Paul Michel, vu par Guillaume Bonnaud

(© Sud-Ouest Dimanche)

Rêvant, on peut imaginer le tableau suivant : Hölderlin conversant avec Hopkins, qu’encadreraient Dante et Georges Bataille. De part et d’autre de la table, il y aussi Baudelaire, Gracián, Nietzsche et Rimbaud, Pascal et Dostoïevski, Blake, bien sûr, Homère, et Mallarmé. On croit rêver cette scène – on aimerait dire : cette cène. On ne la rêve pas. Ami de la peinture autant que la vraie littérature, Jean-Paul Michel la représente sous nos yeux depuis environ quatre décennies, que ce soit en éditant ou en publiant des livres de poésie – mais aussi, sous forme continue ou fragmentée, sous forme de lettres ou d’entretiens, en donnant avec une  juste parcimonie des textes de réflexion sur la question de la Beauté, de l’Art, du Réel, de la Justice ou de la Vérité. (suite…)

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Extrait de Sur la justice[1], d’Épiphane, fils de Carpocrate

 

En quoi consiste la Justice ? En une communauté d’égalités. Un ciel commun se déploie sur nos têtes et recouvre la terre entière de son immensité, une même nuit révèle à tous indistinctement ses étoiles, un même soleil, père de la nuit et engendreur du jour, brille dans le ciel pour tous les hommes également. Il est commun à tous, riches ou mendiants, rois ou sujets, sages ou fous, hommes libres ou esclaves. Dieu lui fait déverser sa lumière pour tous les êtres de ce monde afin qu’il soit un bien commun à tous : qui oserait vouloir s’approprier la lumière du soleil ? Ne fait-il pas pousser les plantes pour le profit commun de tous les animaux ? Ne répartit-il pas également entre tous ? Il ne fait pas croître les plantes pour tel ou tel bœuf mais pour l’espèce des bœufs, pour tel ou tel porc mais pour tous les porcs, pour telle ou telle brebis mais pour toutes les brebis. La justice, pour les animaux, est un bien qu’ils possèdent en commun. (suite…)

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Petite piqûre de rappel : ce mardi, de 12h40 à 13h30, aux Midis de la Poésie, Pierre Bergounioux rappellera les raisons de son admiration pour l’auteur de Sanctuaire en situant la place unique qu’il occupe dans l’histoire des littératures.

William Faulkner (1947)

Le récit rationnel est apparu, au VIIIe siècle avant notre ère, sur la lèvre d’Homère. Il donne pour réel ce qui obéit au principe d’identité, aux lois de la causalité, dans un cadre spatio-temporel orienté. Il marque, en cela, une avancée décisive sur les récits fabuleux, fantastiques, à nos yeux, que constituaient les mythes.

La littérature parle, apparemment, du moins, du réel. Le réel est ce que la littérature donne pour tel. C’est vers 1930, dans le Mississippi, qu’on s’avise qu’elle est un artefact, né de la division du travail, dans les premières sociétés, entre ceux qui agissent, combattent, et ne savent pas écrire et ceux qui écrivent, après, de loin, et ne savent pas de quoi ils parlent. Faulkner est celui qui a décelé cette contradiction première, profonde, trois fois millénaire, et l’a résolue.

Les lectures seront assurées par le comédien Martin Swabey.

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