« Les citations, dans mon travail, sont comme des voleurs de grand chemin qui surgissent en armes, et dépouillent le promeneur de ses convictions. »
Walter Benjamin
Posted in Arsenal, tagged Walter Benjamin on 17 mars 2011| Leave a Comment »
« Les citations, dans mon travail, sont comme des voleurs de grand chemin qui surgissent en armes, et dépouillent le promeneur de ses convictions. »
Walter Benjamin
Posted in Nulla dies sine linea on 17 mars 2011| Leave a Comment »
Il n’y a que les esclaves qui redoutent le nom de maître.
Posted in Arsenal, tagged Martin Heidegger on 17 mars 2011| Leave a Comment »
« Toute pensée essentielle traverse intacte la foule de ses partisans comme de ses adversaires. »
Martin Heidegger
Posted in Nulla dies sine linea on 17 mars 2011| Leave a Comment »
Laisse aux chiens qui aboient l’illusion de croire qu’ils mordent.
Posted in Arsenal, tagged Julien Gracq on 17 mars 2011| Leave a Comment »
« L’écrivain ne m’intéresse que par la puissance de rétention du filtre. »
Julien Gracq
Posted in Arsenal, tagged Gustave Flaubert on 17 mars 2011| Leave a Comment »
Posted in Préférences, tagged Farhad Ostovani, Louis-René des Forêts, Maurice Blanchot, Proust, Yves Bonnefoy on 17 mars 2011| Leave a Comment »
Louis-René des Forêts, … ainsi qu’il en va d’un cahier de brouillon plein de ratures et d’ajouts…, Ostinato, fragments inédits accompagnés de vingt-quatre dessins originaux de Farhad Ostovani, William Blake & Co. Edit., Bordeaux, 2002.
A l’origine : un projet. Celui des Editions William Blake & co. de réunir au sein d’un même volume des dessins du peintre Farhad Ostovani, déjà salué par Yves Bonnefoy, et un texte de Louis-René des Forêts. Malheureusement, le décès de l’écrivain devait empêcher de le mener à bien. Sous un titre qui évoque à merveille l’humilité et le rythme de l’écriture de des Forêts, on trouvera néanmoins ici, un bien bel ensemble puisque y dialoguent des fragments inédits du grand œuvre de l’auteur de La Chambre des Enfants et des croquis de d’un mûrier, tout vibrants de la sève même de la vie, signés par Ostovani. Au plaisir de la lecture s’ajoute ainsi l’émotion de suivre un grand artiste d’aujourd’hui dans une quête qui n’a décidément rien à voir avec une affirmation péremptoire de plus de mirages formels qui s’enchantent de leurs propres virtualités. (suite…)
Posted in Arsenal, tagged André Breton on 16 mars 2011| Leave a Comment »
« Jusqu’à nouvel ordre, tout ce qui peut retarder le classement des êtres, des idées, en un mot entretenir l’équivoque, a mon approbation. »
André Breton
Posted in Musée imaginaire, tagged Claude Lorrain on 16 mars 2011| Leave a Comment »
Lorrain formule cette question : à quelle heure convient-il de partir? Le jour qui meurt et le jour qui naît sont-ils si différents? Et que promet cette lumière rase qui appelle? Est-on si sûr que le monde dont elle murmure le nom vaut plus que la ville que l’on quitte? Les humains s’agitent, mais décident peu.
Posted in Préférences, tagged Artaud, Jacques Crickillon, Mallarmé, Rilke, Rimbaud on 16 mars 2011| Leave a Comment »
A Kénalon I, de Jacques Crickillon, Le Taillis Pré, Châtelineau, 2004.
Le premier mot coûte. Une vie. / Les suivants consument. Le dernier efface, écrit Crickillon dès les premières lignes d’un nouveau livre qui s’avère lui-même le portail d’un nouveau cycle poétique. C’est dire ce que fut, depuis la parution de La Défendue en 1968, l’enjeu de toute son existence : écrire et vivre poétiquement, car les deux sont indissociables pour un poète qui a tant soit peu conscience, comme Rilke, de sa tâche. Et c’est dire aussi l’ampleur des dangers à quoi l’on s’expose, car il est devenu désormais impossible d’écrire avec son temps. Comme il l’a superbement formulé autrefois, le poète n’appartient plus. Il lui faut donc œuvrer contre, et en marge. A Kénalon I est donc rien moins que poésie de divertissement, visant aux effets et à la joliesse ; c’est un livre de combattant, le carnet de bord d’un créateur armé, flirtant sans cesse, entre beauté et risque extrême, avec la folie ou la mort. Pour les conjurer, il s’en remet bien sûr à Lorna, sa compagne de barbarie, ses lecteurs fidèles ne s’en étonneront pas. Mais il a le front aussi de parier (comme Mallarmé le fit lançant les dés au rebord du néant) sur la puissance d’un seul mot, d’un nom, pour structurer son projet et, mieux, le faire naître de ce vocable pancréator. (suite…)