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Archive for 1 mars 2011

Bien seul pour faire front, beau front pour faire face.

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Né en 1940, Jacques Crickillon est à ce jour l’auteur d’une trentaine de livres. Poète avant tout, il est aussi critique – les familiers de Lectures savent la qualité des œuvres qu’il recommande et la pertinence de ses commentaires – et professeur d’histoire des littératures au Conservatoire royal de Bruxelles.

Considérée dans son ensemble, son œuvre poétique et narrative prend à chaque livre nouveau un peu plus des allures d’océan. Et force est de reconnaître que voilà en effet un travail littéraire – l’un des plus importants des lettres belges de langue française de ce temps – qui possède bien des attributs océaniques : force et violence, splendeur sans fin des ressources et puissance de déferlement, profondeur aux dangers quelquefois abyssaux, soudaineté des changements de climat, faune et flore d’une incomparable richesse… Mais solitude immense aussi, que ne rachètent que quelques îles secrètes, où le poète, explorateur dans l’âme de toutes les dimensions possibles de la création artistique, ne manque pas une occasion d’aborder. Car l’un des plus grands attraits de cette poésie et de cette prose, depuis plus de trente ans maintenant, réside peut-être bien dans sa faculté suprême à nous mettre face à face avec un sentiment étrange qui tient de la révélation enthousiaste autant que du silence que commande l’entrevision d’une convulsive beauté. (suite…)

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Dernier royaume I, II & III : Les Ombres errantes, Sur le Jadis & Abîmes, de Pascal Quignard, Grasset, Paris, 2002.

« Celui qui écrit est celui qui cherche à dégager le gage. A désengager le langage. A rompre le dialogue. A désubordonner la domestication. A s’extraire de la fratrie et de la patrie. A délier toute religion », écrit Pascal Quignard dans Les Ombres errantes, qui ouvrent un nouveau et ultime cycle dans son œuvre. Il faut entendre ces mots de façon radicale – comme un programme, ou comme une règle de vie et d’art. S’étant depuis quelques années dégagé entre autres de toute responsabilité éditoriale ou professionnelle, Quignard s’est retiré. Pour s’offir ce luxe suprême d’enfin un repos, dans un coin esseulé, avec des livres. Pour se bâtir l’ermitage athée et lettré dont il rêve. Pour disposer enfin, à l’instar d’un Montaigne, de cette liberté ouverte et incertaine induite par une pensée qui va sans dogme ni chemin là où la lecture ou la réflexion la conduisent. Sans souci d’aboutir. (suite…)

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Approuver ce qui vaut n’est pas consentir à ce qui est.

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Pierre Bruegel

 

Pierre Bruegel (1525-1569), La chute des anges rebelles (1562), Musée d'Art ancien, Bruxelles.

 

La bataille fait rage ; elle est loin d’être gagnée. Le mal est une hydre protéiforme. Bruegel enseigne.

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Nicolas Poussin (1594-1665), Moïse sauvé des eaux (1647), Musée du Louvre, Paris.

Equilibre, maîtrise, dignité. L’improbable advient. L’on s’ouvre à ce qui surgit, infime et fragile. Soudain l’invisible même apparaît.

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Pas à pas jusqu’au dernier, de Louis-René des Forêts, Mercure de France, Paris, 2001.


Louis-René des Forêts, qui s’est éteint le 30 décembre dernier à l’âge de 82 ans, fut l’une des plus importantes figures de la prose française du siècle dernier. Son nom était de longue date associé à une conception à la fois exigeante et discrète de l’écriture. Et au silence aussi qui le conduisit pour de durables années à poser la plume. (suite…)

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