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Archive for 24 février 2011

Christophe Van Rossom prononcera une conférence intitulée

 

L’avenir des dieux

Un portrait de Roberto Calasso


Les dieux ne sont plus, Dieu est mort, nous le savons. Mais savons-nous au juste tout ce que cela implique, et de quelle manière il y a lieu de comprendre cette donne ? Car, si l’on peut penser qu’il n’est point de puissance transcendante, dans ce que Roberto Calasso nomme nos eaux mentales, en revanche, la relation au divin, au sacré, demeure plus que jamais présente. La figure du dieu a disparu de la niche, mais la niche vide appelle. Avec ses désirs, avec ses rêves, avec ses faims. (suite…)

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Non est seul mot que nous puissions prononcer aujourd’hui ; oui est celui que nous désirons dire demain. Ce que nous proposons : que le théâtre déserte une fois pour toutes sa course perdue derrière le cinéma et la télévision. Qu’il redevienne, corps et actes, une prise de parole agissante. Le comédien peut redevenir le porteur de la parole, celui qui, rire ou larmes, fait flamboyer le sens, la beauté ou l’effroi. Nous en appelons au retour de ce que le théâtre n’aurait jamais dû cesser d’être : cérémonie et sacrifice, liturgie et poésie. Le Malade imaginaire n’est rien d’autre qu’un jeu étrusque. Entre Eschyle et Genet ou Koltès, pas l’épaisseur d’une feuille de papier bible. Pyrame et Thisbé a la fraîcheur d’un champ de roses. Aristophane commente l’actualité. Radovan Ivsic, Michel de Ghelderode, Valère Novarina et Rutebeuf se saluent. Lycophron existe. Claudel ne dort pas. Kalisky frappe à la porte. Jarry rugit plus fort que jamais, mais vous ne l’entendez pas. Gozzi a définitivement giflé Goldoni, mais vous ne jurez plus que par ce dernier. Nous ne voulons plus d’un théâtre d’effets spectaculaires, prostitué au mauvais goût du jour, mais un théâtre d’effets existentiels et métaphysiques, redéfinissant à chaque réplique le tout de notre présence au monde. (suite…)

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Le monde est vicieux,

Tu dis ? Tu t’étonnes ?

Vis ! et laisse au feu

L’obscure infortune…

Arthur Rimbaud, Age d’Or

Au nom de qui ou de quoi devrais-je aimer ceux qui se mirent dans l’abîme?

Ceci est rien moins qu’une déclaration d’intention cynique.

Quelques cailloux suffisent pour fonder. (suite…)

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« Nos jours sont comptés, mais non les siècles qu’il y a dedans. »

Christian Dotremont

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Celui qui ne sent pas, dans sa chair, qu’un livre est un organisme vivant, celui-là est un homme mort.

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