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Archive for février 2011

Boutès, de Pascal Quignard, Editions Galilée, Paris, 2008.


La musique est une obsession fondamentale dans l’oeuvre de Pascal Quignard. Les essais contenus dans La leçon de musique ou le volume de petits traités intitulé La haine de la musique en constituent des preuves non moins palpables que celles recelées dans des romans tels Le salon du Wurtemberg, Tous les matins du monde ou, plus récemment, Villa Amalia.

Musicien lui-même issu d’une longue lignée d’organistes, Quignard aurait parfaitement pu orienter sa vie dans une direction qui l’eût plié entièrement aux lois de cet art exigeant, n’était, peut-être, une défiance profonde à l’égard de ses ambiguïtés.

Boutès, que publient les Editions Galilée, apparaîtra aux amateurs de l’auteur d’Albucius comme un ouvrage essentiel car il nous livre ce que l’écrivain lui-même définit comme ses ultimes spéculations sur la musique, ou plus exactement, sur les deux formes de musique qui colorent nos vies. (suite…)

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Christophe Van Rossom prononcera une conférence intitulée

 

L’avenir des dieux

Un portrait de Roberto Calasso


Les dieux ne sont plus, Dieu est mort, nous le savons. Mais savons-nous au juste tout ce que cela implique, et de quelle manière il y a lieu de comprendre cette donne ? Car, si l’on peut penser qu’il n’est point de puissance transcendante, dans ce que Roberto Calasso nomme nos eaux mentales, en revanche, la relation au divin, au sacré, demeure plus que jamais présente. La figure du dieu a disparu de la niche, mais la niche vide appelle. Avec ses désirs, avec ses rêves, avec ses faims. (suite…)

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Non est seul mot que nous puissions prononcer aujourd’hui ; oui est celui que nous désirons dire demain. Ce que nous proposons : que le théâtre déserte une fois pour toutes sa course perdue derrière le cinéma et la télévision. Qu’il redevienne, corps et actes, une prise de parole agissante. Le comédien peut redevenir le porteur de la parole, celui qui, rire ou larmes, fait flamboyer le sens, la beauté ou l’effroi. Nous en appelons au retour de ce que le théâtre n’aurait jamais dû cesser d’être : cérémonie et sacrifice, liturgie et poésie. Le Malade imaginaire n’est rien d’autre qu’un jeu étrusque. Entre Eschyle et Genet ou Koltès, pas l’épaisseur d’une feuille de papier bible. Pyrame et Thisbé a la fraîcheur d’un champ de roses. Aristophane commente l’actualité. Radovan Ivsic, Michel de Ghelderode, Valère Novarina et Rutebeuf se saluent. Lycophron existe. Claudel ne dort pas. Kalisky frappe à la porte. Jarry rugit plus fort que jamais, mais vous ne l’entendez pas. Gozzi a définitivement giflé Goldoni, mais vous ne jurez plus que par ce dernier. Nous ne voulons plus d’un théâtre d’effets spectaculaires, prostitué au mauvais goût du jour, mais un théâtre d’effets existentiels et métaphysiques, redéfinissant à chaque réplique le tout de notre présence au monde. (suite…)

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Le monde est vicieux,

Tu dis ? Tu t’étonnes ?

Vis ! et laisse au feu

L’obscure infortune…

Arthur Rimbaud, Age d’Or

Au nom de qui ou de quoi devrais-je aimer ceux qui se mirent dans l’abîme?

Ceci est rien moins qu’une déclaration d’intention cynique.

Quelques cailloux suffisent pour fonder. (suite…)

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« Nos jours sont comptés, mais non les siècles qu’il y a dedans. »

Christian Dotremont

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Celui qui ne sent pas, dans sa chair, qu’un livre est un organisme vivant, celui-là est un homme mort.

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« Le lieu le plus sombre se trouve sous la lampe. »

Proverbe chinois

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« J’ai les goûts les plus simples qui soient. Je me contente toujours de ce qu’il y a de mieux. »

Oscar Wilde

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« Celui que la mère engendre est mené à la mort et dans le monde. »

Extraits de Théodote, 80, 1.

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Tiepolo

Giambattista Tiepolo (1696-1770), La rivière Main (1751-1753), Résidence du Prince-Evêque, Wurtzbourg.

Tiepolo n’est pas un décorateur. C’est un métaphysicien sensuel et joyeux. Ce n’est pas la jeune fille et la mort qu’il représente, mais une nymphe branlant le Temps. Justesse, évidence, beauté troublante de la grande vague bleue.

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