Boutès, de Pascal Quignard, Editions Galilée, Paris, 2008.
La musique est une obsession fondamentale dans l’oeuvre de Pascal Quignard. Les essais contenus dans La leçon de musique ou le volume de petits traités intitulé La haine de la musique en constituent des preuves non moins palpables que celles recelées dans des romans tels Le salon du Wurtemberg, Tous les matins du monde ou, plus récemment, Villa Amalia.
Musicien lui-même issu d’une longue lignée d’organistes, Quignard aurait parfaitement pu orienter sa vie dans une direction qui l’eût plié entièrement aux lois de cet art exigeant, n’était, peut-être, une défiance profonde à l’égard de ses ambiguïtés.
Boutès, que publient les Editions Galilée, apparaîtra aux amateurs de l’auteur d’Albucius comme un ouvrage essentiel car il nous livre ce que l’écrivain lui-même définit comme ses ultimes spéculations sur la musique, ou plus exactement, sur les deux formes de musique qui colorent nos vies. (suite…)
