« Celui qui cherche (en sanskrit shamana, en grec zètès) quitte son épouse, son fils, la cour, la cité, entre dans la forêt des pins et y erre pour l’éternité, dans la frustration perpétuelle de son désir. »
Pascal Quignard
Posted in Arsenal, tagged Mourir de penser, Pascal Quignard on 8 décembre 2014| Leave a Comment »
« Celui qui cherche (en sanskrit shamana, en grec zètès) quitte son épouse, son fils, la cour, la cité, entre dans la forêt des pins et y erre pour l’éternité, dans la frustration perpétuelle de son désir. »
Pascal Quignard
Posted in Arsenal, tagged Mourir de penser, Pascal Quignard on 8 décembre 2014| Leave a Comment »
« Chaque oeuvre véritable repense tout ce qui a parlé, réanime tout ce qui s’est essoufflé, étouffé, refoulé, étranglé et éteint. »
Pascal Quignard
Posted in Arsenal, tagged Mourir de penser, Pascal Quignard on 8 décembre 2014| Leave a Comment »
« Le penseur vit pour le plaisir non seulement d’une recherche sans foi, mais d’une quête sans cause. En ce sens le penseur est le contraire d’un intellectuel. Interrogation pure (sans savoir, sans engagement, sans idéal, sans opinion, sans croyance, sans mission, sans accréditation, sans autorisation, sans gage ni salaire, sans patrie.) »
Pascal Quignard
Posted in Arsenal, tagged Mourir de penser, Pascal Quignard on 18 novembre 2014| Leave a Comment »
« Qu’est-ce qu’on appelle penser? De bello civili interne. Guerre civile intestine. La pensée ne peut s’accommoder de l’exercice d’un pouvoir qui viendrait faire écran à sa curiosité. Cur pur. Pourquoi errant. C’est la faim intellectuelle sans cesse affamée (…).
La pensée ne se distingue pas de la tentative de pensée, c’est-à-dire du voyeurisme sexuel, de la carence, de l’aporie mentale, de la sécession sociale, de la peur excitant le cerveau, du regard animal et vital sur n’importe quelle anomalie qui désordonne le champ. »
Pascal Quignard
Posted in Arsenal, Uncategorized, tagged l'extase, l'otium, Mourir de penser, Pascal Quignard on 18 novembre 2014| Leave a Comment »
« L’expérience individuelle, l’otium, la recherche intrépide, l’art, l’étude, l’extase, tout ce qui détache de la famille, tout ce qui émancipe du groupe, tout ce qui libère de la parole parlée, est maudit. »
Pascal Quignard
Posted in Macles, tagged Armes & bagages, étymologie, Pascal Quignard, sophistes on 6 juillet 2014| Leave a Comment »
Nous pensons avec des mots qui s’articulent au sein de phrases. Que savons-nous des mots? L’étymologie se meurt. Comment croire à nos phrases?
Affirmer penser sans savoir ce que peuvent et ne peuvent pas les mots est le plus venimeux péché.
Pourquoi, dans notre histoire, a-t-on tant voulu éloigner la parole des sophistes? De quoi avions-nous peur?
Il faut laisser la part maudite de la langue s’exprimer en nous, avec nous, par nous.
Filet de bave sapide, un peu de vérité coule alors parfois de nos lèvres décousues.
(Pour Pascal Quignard)
© Christophe Van Rossom, Armes & bagages (à paraître)
Posted in Nulla dies sine linea, tagged Lucrèce, Mourir de penser, Pascal Quignard, Socrate on 25 juin 2014| Leave a Comment »
On pense seul. Toujours. Penser excommunie. La pensée est l’acte le plus antisocial qui soit. Socrate est condamné ; Lucrèce se donne la mort. Toute pensée est à la fois dangereuse pour qui l’émet et pour qui la reçoit. Peu se trouvent dans l’un ou l’autre de ces cas. Tout est mis en place aujourd’hui pour que l’on ne pense plus. Le Gros Animal peut dormir tranquille, qui a rendu cet acte obsolète, obscène, immoral, impardonnable. La Société ne pardonne pas à l’asynchrone.
Posted in Arsenal, tagged Dernier royaume, Mourir de penser, Pascal Quignard on 23 juin 2014| Leave a Comment »
« L’oeuvre est l’interlocution introuvable de la pensée. Écrire pense. À un certain degré de pensée on ne peut plus distinguer ces verbes mais seulement leur ordre. Penser n’écrit pas. Écrire pense. Écrire trouve ce que celui qui a écrit ne pourrait penser sans l’oeuvre écrite. »
Pascal Quignard
Mourir de penser
(Dernier royaume, Tome IX)
Posted in L'école buissonnière, tagged antiquité romaine, beauté, Pascal Quignard, peinture figurative, Sur l'image qui manque à nos jours on 15 avril 2014| Leave a Comment »
« Songez, pour finir, si vous êtes peintre, si vous êtes photographe, si vous êtes cinéaste, combien les fresques de l’antiquité romaine sont géniales : elles évitent à la peinture figurative le problème de l’anecdote. La beauté se tient résolument en réserve du visible, en amont de l’épiphanie. L’anecdote n’est jamais montrée. »
Pascal Quignard,
Sur l’image qui manque à nos jours (2014)