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Archive for the ‘Au fil des jours’ Category

Christophe Van Rossom participera, en compagnie d’Yves Bonnefoy, de Michael Bishop, de Pierre-Edouard, de Jean-Paul Michel, de John Taylor et de Pierre-Yves Soucy à la table ronde intitulée

« L’entretien que nous sommes… »

William Blake & Co.

40 ans d’éditions d’art et de poésie en France

À cette occasion, il prononcera pour saluer le travail et l’oeuvre de Jean-Paul Michel une communication titrée :

Poésie, cadence : la chute et la chance

Suite aux différents échanges et interventions, un dialogue libre sera ouvert avec l’auditoire. (suite…)

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Ni le silence ni la parole

Un portrait de Louis-René des Forêts

Portrait de Louis-René des Forêts, par Balthus

Portrait de Louis-René des Forêts,

 par Balthus

Nous voilà plus de dix ans après sa disparition, et, pour la plupart d’entre nous, son nom même est parfaitement inconnu.

Pourquoi ?

Comment se fait-il que cet écrivain, qui a traversé le XXème siècle et produit l’une de ses œuvres les plus exigeantes, les plus décisives, demeure dans un tel retrait ? (suite…)

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Eloge du labyrinthe infini

Un portrait de Roger Caillois (1913-1978)

Roger Caillois

Proust affirmait tenir l’intelligence pour peu de chose. Il disait s’en méfier. Roger Caillois se méfia aussi. Toute sa vie. Mais pas de l’intelligence.

Actif dès l’adolescence auprès de Roger Gilbert-Lecomte et de René Daumal dans la mouvance du Grand Jeu, membre du groupe surréaliste mais bientôt réfractaire à son absence de rigueur et de discernement, Caillois fonde avec Bataille et Leiris le Collège de Sociologie peu avant la guerre. Passionné par les mythologies, l’éthologie, les jeux, les représentations et les formulations du sacré, il sera aussi le premier passeur de Borges en Europe. (suite…)

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Ouvrage de Cicéron
Avec un an de retard, j’ai appris hier soir la mort de l’un de mes premiers maîtres. Sans lui, sans le latin et le grec, dont il m’a transmis le goût rigoureux pour la justesse de la lettre, je ne serais rien de celui que je suis devenu. Dans l’athénée où il professait, je ne sache pas qu’un seul de ses collègues aurait pu m’amener à l’amour continué où je me trouve, depuis ses premières leçons, pour la langue, le savoir et la poésie des Anciens.
Que dire?
Nous avons eu la chance de l’avoir pour professeur chaque année, de la première à la rhéto. Nous avons eu la chance de l’avoir pendant deux ans entiers, pendant neuf heures par semaine, pour professeur de grec et de latin. Nous avons eu le bonheur d’apprendre. Tout savoir procède de la joie et engendre la joie.
Il fut l’exigence. Il l’aimait. Philologue sourcilleux et encyclopédiste hétéroclite, il travaillait avec passion, éditait, commentait, critiquait, quand tant de visages ne puent que l’asservissement ou la tâcheronnerie. Sont incapables de donner pour la beauté du don. Il égratignait avec le même esprit qu’il lui arrivait soudain de saluer avec sérieux.

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Christophe Van Rossom s’entretiendra

avec Jean-Paul Michel

à la faveur de la parution du volume

Écrits sur la poésie (1981-2012)

Jean-Paul Michel, vu par Guillaume Bonnaud & Sud-Ouest Dimanche 

Jean-Paul Michel, vu par Guillaume Bonnaud

(© Sud-Ouest Dimanche)

Rêvant, on peut imaginer le tableau suivant : Hölderlin conversant avec Hopkins, qu’encadreraient Dante et Georges Bataille. De part et d’autre de la table, il y aussi Baudelaire, Gracián, Nietzsche et Rimbaud, Pascal et Dostoïevski, Blake, bien sûr, Homère, et Mallarmé. On croit rêver cette scène – on aimerait dire : cette cène. On ne la rêve pas. Ami de la peinture autant que la vraie littérature, Jean-Paul Michel la représente sous nos yeux depuis environ quatre décennies, que ce soit en éditant ou en publiant des livres de poésie – mais aussi, sous forme continue ou fragmentée, sous forme de lettres ou d’entretiens, en donnant avec une  juste parcimonie des textes de réflexion sur la question de la Beauté, de l’Art, du Réel, de la Justice ou de la Vérité. (suite…)

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« Alceste, un indigné d’aujourd’hui? »

Fauteuil de Molière à la Comédie française

Il est aisé de faire parler un fauteuil vide, fût-il le plus célèbre du monde. On peut lui prêter des idées ou faire de lui le porte-parole de certaines valeurs, de préférence au goût du jour. Mais rien n’est moins périlleux, ni moins discutable. Alceste hante les consciences, et cela ne date pas d’hier. Molière n’est jamais tout à fait là où l’on croit le tenir. L’amant déçu de Célimène, moins encore.

Il faut dès lors être reconnaissant à Daniel Scahaise, qui met en ce moment en scène à Bruxelles Le Misanthrope, d’ouvrir le débat sur la modernité de la figure d’Alceste. Celui-ci aura lieu au Théâtre des Martyrs même ce samedi 19 octobre à 15h. L’entrée en est libre et la représentation du spectacle qui la suivra, à 19h, est gracieusement offerte aux étudiants qui auront assisté au débat.

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Petite piqûre de rappel : ce mardi, de 12h40 à 13h30, aux Midis de la Poésie, Pierre Bergounioux rappellera les raisons de son admiration pour l’auteur de Sanctuaire en situant la place unique qu’il occupe dans l’histoire des littératures.

William Faulkner (1947)

Le récit rationnel est apparu, au VIIIe siècle avant notre ère, sur la lèvre d’Homère. Il donne pour réel ce qui obéit au principe d’identité, aux lois de la causalité, dans un cadre spatio-temporel orienté. Il marque, en cela, une avancée décisive sur les récits fabuleux, fantastiques, à nos yeux, que constituaient les mythes.

La littérature parle, apparemment, du moins, du réel. Le réel est ce que la littérature donne pour tel. C’est vers 1930, dans le Mississippi, qu’on s’avise qu’elle est un artefact, né de la division du travail, dans les premières sociétés, entre ceux qui agissent, combattent, et ne savent pas écrire et ceux qui écrivent, après, de loin, et ne savent pas de quoi ils parlent. Faulkner est celui qui a décelé cette contradiction première, profonde, trois fois millénaire, et l’a résolue.

Les lectures seront assurées par le comédien Martin Swabey.

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Quelques mois après Jacques Dupin, le poète Michel Lambiotte a rejoint l’écart le plus silencieux.

Respect et admiration.

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Christophe Van Rossom prononcera une conférence intitulée :

W. G. Sebald

Portrait du promeneur mélancolique

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Printemps 1944. L’Allemagne nazie connaît ses dernières heures et se trouve sur le point de subir les vagues répétées de bombardements sans  précédent. C’est dans ce contexte d’apocalypse que naît Winfried Georg Maximilian Sebald. Toute sa vie, il abominera son premier prénom, au point de le réduire à une énigmatique initiale, préférant de loin se faire appeler Max par ses proches et par ses amis.

Il est vrai que Sebald ne tardera pas à  quitter un pays dont il estime qu’il n’a pas osé poser le regard qui s’imposait sur l’abjecte dictature dont il sort et sur la façon dont elle a affectée l’ensemble de la société allemande. Il y a en effet à ses yeux comme une conspiration du silence, une amnésie sélective qui paraît frapper la majorité de ses contemporains à l’égard des années noires de leur histoire récente. Sebald choisit donc l’exil intellectuel et s’installe bientôt à Norwich, en Angleterre, où il enseignera d’ailleurs tout le reste de sa vie – Kafka, Walser, Bernhard, par exemple. (suite…)

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Christophe Van Rossom s’entretiendra avec Pierre Bergounioux, à la faveur de la parution de la troisième livraison de son Carnet de notes, portant sur la décennie 2001-2010.

 Pierre Bergounioux

Il y a, dans le projet existentiel et littéraire de Pierre Bergounioux, comme l’empreinte d’un Montaigne qui aurait lu Kant et Marx, Flaubert et Faulkner. Ce professeur de lettres tire en effet son exigence (digne de la juste rigueur des instituteurs  qui ont façonné la IIIème République) du souci encyclopédique de tout saisir et de tout expliquer. D’élucider et de comprendre. Afin de mieux dévoiler le réel. Afin que la langue soit au rendez-vous du savoir et de la saveur. Si les livres de Bergounioux, qui sont également la manifestation d’un grain de voix immédiatement identifiable, peuvent quelquefois témoigner d’une forme de désenchantement à l’égard de ce que le monde devient, leur auteur se signale non moins par sa ténacité. Ne jamais abandonner, voilà le visage qu’il convient d’opposer à l’adversité protéiforme. Comme Michon ou Millet, issu d’un terroir corrézien hors temps, hors espace, originel, il a l’humilité et la soif d’apprendre de l’escholier lymosin évoqué par Rabelais. Passionné par la terre et les insectes, les livres et le Temps, les êtres et les champs de la connaissance, Bergounioux, sculpteur à ses heures,  est davantage qu’un grand écrivain de notre temps. Dans une société prosternée devant la laideur et la stupidité, il compte au nombre des plus minutieux, des plus scrupuleux orfèvres de la prose française que je sache.

(suite…)

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